Lycée Oyada

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 Symbiose totale? [Libre]

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Firiel Aerothys

Firiel Aerothys

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MessageSujet: Symbiose totale? [Libre]   Symbiose totale? [Libre] EmptyJeu 6 Aoû - 4:01

Je n'aimais pas sortir seule. Par peur de me perdre, sans doute, ou de finir aux prises avec mes démons intérieurs, ma solitude n'aidant pas à me changer les idées. J'étais en ville depuis quelques jours, trois, quatre tout au plus, mon déménagement fut rapide, et les livreurs avaient fait de leur mieux pour disposer les rares meubles, que j'amenais jusqu'ici, selon ma volonté. Je ne pouvais pas me plaindre de ce détail, ni du fait que les habitants de cette île fussent assez aimables pour me guider dans le dédale des rues. Les guides d'aveugle coûtaient cher, et mes parents n'alimentaient plus mon compte en banque depuis déjà quelques années. Le luxe d'un chien formé pour ces choses m'était inaccessible. J'avais appris, la veille, qu'une ligne de transports en commun desservait différents points, sur la périphérie de cette ville, et que de là, on pouvait rejoindre de nombreux sites époustouflants et grandioses. Ces mots ne m'évocaient plus grand-chose, c'est vrai, mais j'aimais les endroits sauvages et vierges de toute civilisation. Mon choix s'était porté, au hasard, sur la cascade que je décidais d'aller visiter dès que l'occasion s'en présenterait. Par chance, le guide touristique, qui m'informait de tous ces détails, me notifia également que les sentiers étaient suffisamment bien tracés, protégés par une rangée de haies broussailleuses, et très accessibles, même pour l'aveugle que j'étais. Sans plus attendre, je lui fis part de mon projet de m'y rendre, simple mesure de précaution : si je me perdais et en venais à ne plus pouvoir me repérer, on saurait me localiser au plus vite. Le soir même, je plaçais deux bouteilles d'eau, et quelques barres énergétiques dans un petit sac, que je remplissais également à l'aide d'une grande serviette, d'un baladeur, d'un GSM et d'une brosse. J'allais me coucher, et m'endormais dans l'instant.
Le réveil fut doux et relativement agréable, je m'éveillais à mon rythme, pris une douche, me préparais et me rappelais qu'y aller sans pouvoir se baigner serait dommage. J'embarquais donc un maillot avec mes autres affaires, et rejoignis l'arrêt de bus le plus proche. Mon moyen de locomotion préféré ne se fit pas attendre, le matin était déjà bien entamé lorsque je rejoignais la lisière de la ville. Un autre passager, descendu à la même station, remarqua sans doute mon trouble : j'avais besoin d'indications pour continuer mon petit périple. Son attitude sympathique ne suffit toutefois pas à dissiper la méfiance qui s'installait en moi à chaque d'une nouvelle rencontre. Il m'orienta, je le remerciais froidement tandis que lui continuait son petit bout de chemin, sans doute.
Le guide ne m'avait pas dupée, et je n'eus aucun mal à rejoindre la cascade lorsque son chemin apparut sous mes pieds, véritables radars de la terre, qui m'informaient mieux que toute autre chose de ce qu'ils foulaient. Le bruit caractéristique de l'eau s'écrasant au bas de la chute vint sonner à mes oreilles, douce mélopée à la fois brutale, sauvage, délicate, limpide. Je détectais un vent léger courant sur ma peau, son sifflement feutré venait s'ajouter à la symphonie qui emplissait mes tympans, il venait s'ajouter aux trilles des oiseaux, aux feuilles qui bruissaient, au bruit de mes sandales sur le sol rocailleux. Le soleil me mordait la peau, ses rayons transperçaient mon épiderme d'ivoire, qui avait toujours été trop pâle. Je ne savais pas à quoi je ressemblais, mais je le devinais. Depuis que le voile opaque et sombre de la cécité s'était abattu sur mes yeux, légèrement teinté de mon sang infâme et traître, je n'avais pas changé, j'avais simplement mûri, mes formes s'étaient arrondies, mes hanches s'étaient marquées, mon visage était lissé par son masque de marbre, affichant un calme olympien et une désinvolture totale. L'atmosphère s'humidifiait au fur et à mesure de ma progression, les particules d'eau qui s'élevaient dans l'air le rafraîchissaient très agréablement. Mon odorat, lui, était ravi par la kaléidoscope de parfums qui le chatouillaient, les fleurs, bien sûr, mais aussi la pureté. Puis, soudain, je sentis l'ombre d'un grand arbre sur moi, le bruit de la cascade était plus proche que jamais. Avec un léger sourire de satisfaction, je posais mon sac au sol, avant de tendre l'oreille. Je m'assurais que j'étais la seule âme en ces lieux, lançais plusieurs appels répétés, mais le seul silence me répondit. J'entrepris alors de me débarrasser du drapé que j'avais mis ce jour-là, et qui soulignait ma silhouette affinée, avant de retirer mes sandales. Mes sous-vêtements tombèrent également sur le sol de pierre, et très rapidement, j'enfilais mon maillot de bain. Une pièce, dos nu sur lequel s'entrecroisaient les bretelles, décolleté léger, le tissu était fin, soyeux et dans des nuances d'un rouge pourpre, assorti à mes yeux, d'après la vendeuse...
Je laissais mes vêtements roulés en boule, près de mon sac lui-même situé au bord, et trempais un orteil dans l'eau, avant d'être secouée par un intense frisson. Froid ! Mais la sensation me plaisait... Je me glissais très lentement, ne cessant de frémir, la peau couverte de chair de poule, mais mon courage ne me quittait pas. Quelques secondes plus tard, j'immergeais de la masse liquide après quelques brassées, désormais totalement trempée. Je ne m'attardais pas au centre du petit bassin, et rejoignais la rive sans sortir de l'eau. Je me cramponnais simplement, et profitais du soleil radieux qui irradiait, du calme environnant, et de ma solitude qui avait du bon. Parfois...
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Hiroshi Nobunaga
Admin/Gérant de L'Oxford
Hiroshi Nobunaga

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MessageSujet: Re: Symbiose totale? [Libre]   Symbiose totale? [Libre] EmptySam 8 Aoû - 23:35

Quatre jour, c’était le temps que j’avais déjà passé avec un plâtre au bras. Depuis la bagarre à l’extérieur de mon business dans laquelle j’avais été blessé, j’avais du faire confiance à l’étudiante qui travaillait avec moi. Je ne la laissais pourtant jamais seul, toujours là pour veiller au grain sur elle et sur la boutique. Elda puisqu’elle s’appelait comme cela, avait fait preuve d’une grande générosité et d’une grande compréhension devant l’infirme que j’étais devenu. Elle devait se lever très tôt pour revenir chez elle durant la dernière tranche de nuit. Je devais encore attendre deux jours avant d’être enfin débarrassé de cette lourde charge. C’était Hizaelle qui me l’avait gentiment fait : C’était elle qui été présente durant ma nuit d’hospitalisation. Une nuit que je ne risque pas d’oublier. Mais bon revenons à cette journée et non encore en arrière. La veille de mon départ, j’avais appris, alors que j’étais assis derrière mon comptoir par un homme de corpulence moyenne, qu’il avait découvert un endroit magnifique. Curieux puisque tel étais mon caractère, je lui servis un voir plusieurs verres pour en apprendre un peu plus sur ce paradis. Il me raconta avoir suivi un chemin, un peu boueux et plein de rocaille, après être descendu d’un bus. Je l’écoutais attentivement, mes oreilles grandes ouvertes pour imprimer dans mon cerveau les paroles utiles et précieuses pour ma journée du lendemain. Pendant toute la soirée il me raconta des récits farfelus et plus impossibles les uns que les autres allant de la réalité au comique en passant par le tragique. Je lui avais sûrement offert un peu trop de verre car il s’emmêlait les pinceaux et racontait que des divagations. Suivant le récit de l’aventurier du bar je me préparais à partir : Je pris une bouteille d’eau, un caleçon de rechange puisque celui que je portais allait servir de maillot, un essuie et un peu de nourriture. Je me coucha de bonne heure rêvant de ma future expédition.
Je me leva lentement de mon lit, le réveil n’avait pas sonné que déjà j’étais debout, bien que je ne fut pas totalement près à faire fonctionner mon corps. Il fallut à celui-ci de gros effort pour se diriger vers la salle de bain. Je ne pouvais prendre de douche à cause de mon handicape, mais que bien me fasse. Je n’allais pourtant pas pour autant abandonner un plaisir simple, tant que mon bandage en résine tenait n’était pas en contact avec le liquide transparent, je pouvais faire ce qu’il me plaisait. Je ne fit donc pas fonctionner la douche mais tout simplement le robinet donnant dans mon bain, je me frotta vivement le dos avec la main valide et m’étendit comme un gamin dans sa première piscine. Après ce moment revigorant, j’enfila un jean et mit une chemise pour me diriger vers l’entré du café. J’avais bien sûr donné congé à mon unique employée, comme cela j’étais sûr qu’il n’arriverait rien durant mon absence. Je me dirigea dans un pas lent vers un endroit que j’ignorais souvent puisque j’en avais rarement besoin : L’arrêt de bus. J’avais une moto alors pourquoi prendre un moyen de transport en commun. De nouveau c’était à cause de mon handicape sévère, je maudissais les gamins qui m’avaient fait cela comme un taureau pour la couleur rouge. Le chauffeur m’indiqua alors la direction à prendre, suivre un sentier comme me l’avait dis mon informateur saoul pour arriver juste en le suivant sur une cascade réputé pour sa beauté.
Je laissa mon chauffeur au bord de la route, là où se trouvait le chemin dont il était toujours questions. Le sol sous mes pieds était sec mais parsemé de cailloux et de petites roches de toutes sortes. Le soleil se trouvait haut dans le ciel surplombant sans crainte ma hauteur donnant à mon ombre une apparence allongée. Ma peau claire et mes cheveux blancs n’arrangeaient en rien la condition dans laquelle j’étais : Je ressemblais aux zombies des bandes dessinées. Au fur et à mesure de ma marche, l’air semblait se radoucire avec une touche de fraîcheur en plus, la cascade ne semblait plus être loin. Le bruit cristallin et continuel de la rivière se jetant de plusieurs mètres pour aller rejoindre son récipient naturel semblait si vague et si harmonieux que j’en eux une larme à l’œil. Le spectacle que m’offrit la nature était d’une nature très subtile. Entre la violence du choc du courant, de la sauvagerie que faisait preuve la chute en elle-même, elle m’offrait la pureté d’un corps blanc aux courbes voluptueuses et attirantes. Je m’avança prudemment sans faire de bruit, non pas pour la surprendre et jouer les voyeurs mais pour ne pas la déranger dans un moment de détende et de calme. Je repéra un coin pour mettre mes affaires, je me changea à l’abri des regards ne gardant sur moi que mon boxer ou devrais-je dire mon maillot. L’ambiance était spéciale calme et apaisant et pourtant si impulsif et si attirante.


-Veuillez m’excuser de cette intrusion mademoiselle mais j’ai pensé que vous préfériez savoir que vous avez un visiteur, c’est à dire moi.

[i[Il s’inclina légèrement avant d’entrer dans l’eau. Une sueur froide lui traversa la colonne vertébrale, l’eau était comment dire à température ambiante. Il s’assit sur le bord préférant d’abord habituer son corps. Et puis n’oublions pas qu’il ne pouvait pas mettre tout son corps mais seulement son buste. Dans un élan doux il pénétra dans l’eau se mettant à hauteur du pierre pour soutenir son dos. A un jour près cela ne faisait pas beaucoup de différence. Enfin il le pensait mais sans sûreté, il ne fallait pas tenter le diable. Lorsque j’immergea la partie inférieure de mon corps, je fis faire à l’eau un balai d’onde. Je la regardais faire la longue danse en forme de cercle. [/i]

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Firiel Aerothys

Firiel Aerothys

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MessageSujet: Re: Symbiose totale? [Libre]   Symbiose totale? [Libre] EmptyJeu 13 Aoû - 16:00

Le silence environnant laissait son empreinte sur mon esprit et mon âme, je le sentais. L'ennui de ces derniers jours avait malmené mes nerfs, j'aimais rester de longues heures sans rien faire mais très vite, je me lassais. Mes cellules se pressaient les unes contre les autres lorsque je n'avais pas d'occupation, la sensation était désagréable et à peine soutenable. C'était un signal que m'envoyait mon corps, j'avais besoin d'air et d'une fatigue saine, non pas nerveuse comme celle qui me paralysait les membres. Désormais, je reposais dans l'eau. Elle était froide, mais ma peau et ma chair commençaient à s'y habituer, et le rythme de mon flux sanguin s'accélérait pour accompagner ce changement de température. Je ne voyais rien, mais j'avais apprivoisé cette cécité qui me servait de compagne depuis plusieurs années. Mes yeux grenats ne me servaient à rien, et pour compenser cette faiblesse, mes autres sens s'étaient peu à peu renforcés, pour me permettre de vivre comme une jeune femme presque normale. Mon ouïe surdéveloppée aimait le son de la chute de l'eau, qui claquait dans le bassin, aussi violent que majestueux, si bien que je parvenais à me représenter. Les rayons du soleil me mordaient la peau, avec férocité, et je me demandais si l'épiderme allait garder sa couleur laiteuse bien longtemps. La journée s'annonçait chaude, voire très chaude, et j'étais ravie d'avoir bien choisi le moment de ma visite en ce lieux. Ce petit havre était si calme et apaisant que mon coeur et mon âme commençaient à se vider, lentement mais sûrement. Pourquoi cet endroit était-il si propice à la sérénité ? Peut-être s'agissait-il de ce qu'ils appelaient la communion avec la nature... Le contraste entre la fraîcheur qui envahissait mon corps et la chaleur qui tentait de percer cette enveloppe charnelle me procurait un bien-être intense, j'avais l'impression qu'au moindre instant, je pourrais m'assoupir... J'étais lavée de ma lassitude, et parfois, quelques frissons remontaient le long de ma nuque en la picotant très agréablement. J'étais rattachée à la rive de pierre grâce mes bras croisés qui accueillaient aussi ma tête. Une vague senteur d'herbes folles et de fougères sauvages flottait dans l'air. Tous mes sens étaient mis à contribution, mais étrangement, cette sensation de.. De faire partie intégrante de ce monde encore vierge me donnait envie d'y reposer encore longtemps. Mes paupières désormais closes formaient un rideau derrière lequel mes yeux de sang trouvaient refuge. J'avais oublié d'attacher mes cheveux, je le réalisais lorsque la matière soyeuse et immaculée me chatouilla les épaules. Qu'importe, ce n'était pas le plus important, à cet instant... Une légère vibration, sur le sol m'informait qu'on approchait, malgré tous les efforts que mettait le nouveau venu pour être discret?. Ou la nouvelle venue, peut-être. Je feintais de ne rien entendre, et demeurais immobile, ballottée au gré du courant, tandis que dans un son feutré de froissement de vêtements, quelqu'un se déshabillait. J'avais vite compris qu'il ou elle comptait aussi profiter des offrandes de ce lieu extraordinaire, même pour l'aveugle que j'étais. Peut-être préférait-on que je laissasse le bassin à cette âme, maintenant que j'avais goûté à l'atmosphère paisible qui l'entourait ? Je me préparais d'abord mentalement à sortir de l'eau en me hissant sur mes bras, quittant à regret la fraîcheur, mais une voix masculine m'interrompit. Un visiteur, un jeune homme, peut-être, aux tonalités assez chaudes et vibrantes... Je sortais de la torpeur qui m'enveloppait, quelques instants plus tôt, et relevais la tête, précédemment nichée dans mes bras croisés, pour la tourner dans la direction supposée où se trouvait le propriétaire de cette voix. J'acquiesçais avant d'écouter l'eau se fendre très lentement lorsqu'il entra dans l'eau. Les ondes circulaires parvinrent jusqu'à moi, jusqu'à ma taille gracile, et je lâchai la berge caillouteuse pour m'immerger jusqu'à mi-visage, jusqu'au dessous du nez, pour continuer à respirer. Puis, je me décidai à faire quelques brasses en direction de mon visiteur.

-Vous êtes aussi venu passer votre journée ici ? demandais-je d'une voix qui me sembla tout à coup assez peu assurée et relativement timide. C'était loin de me ressembler. Peut-être que l'idée qu'il pût me voir avec autant, ou aussi peu, de tissu sur le corps m'intimidait. Ce n'était pas dans mes habitudes d'engager la conversation, autre point étrange. L'étrange pouvoir de la nature, qui sait ?
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